Le réseau Paysans et Consommateurs Associés qui s'organise depuis
2004 tous les mercredis de 19h à 20h dans la salle de la cheminée à l'Utopia a beaucoup de succés, au point de refuser désormais les nouvelles inscriptions. Face donc à une forte demande de la
part des Bordelais, le projet d'une nouvelle AMAP est lancé.C'est donc le moment de venir rencontrer les acteurs du réseau pour vous faire connaitre afin qu'une liste soit dressée qui permettra d'évaluer les besoins. De plus, si vous avez un local ou si vous connaissez quelqu'un qui a un espace, un garage, un lieu sur Bordeaux qui puisse être mis à disposition pour la distribution hebdomadaire, n'hésitez pas à le proposer, c'est urgent.
La prochaine réunion aura lieu le mercredi 12 mars aprés la distribution et est ouverte à tous ceux qui souhaitent s'investir dans la vie de PCA ou simplement s'informer.
Enfin, étant donné l'enthousiasme général et le monde venu nombreux au petit déjeuner du 3 février (compte-rendu), une deuxième rencontre a été décidée pour le dimanche 6 avril à 10h. On poursuivra les discussions pour mettre en place de nouveaux regroupements, mettre en commun les expériences, créer de nouvelles AMAP et d'autres formes encore d'échanges en circuit-court sur toute la région.
L'entrée est libre, amenez vos brioches et vos croissants, le café, le thé et les jus de fruits vous seront offerts.

Regardez la lumière sur le visage radieux du candidat (UMP, mais faut pas le dire!) qui paraît nettement en meilleur forme, elle n'est pas du tout de la même température que celle plus extérieure, dirais-je, plus météo nuageuse disons, que celle qui éclaire la masse des supporters virtuellement derrière lui. Enfin s'agit-il sans doute des membres de sa liste qui avait classe verte par temps gris pour aller rencontrer les nélecteurs en répétant ouistitiiiiiiiii.
33 actions donc, toutes taillées de concrètude et d'innovance, farcies à la compétivation et à la dynamititivité (pas facile à dire çui-ci), 33 paragraphes brûlants de changeance et joliement décorés de mieux-mieux partout.
Six d'entre elles seulement concernent l'écologie, mesures catégorie poids-plume survolant l'urgence de l'éco-construction et du tri sélectif, plan succint de quelques lignes où il n'est nulle part question du développement des réseaux locaux des cultures et de la distribution de produits Bio, d'un éclairage public auto-alimenté au solaire par exemple, d'implantation d'éoliennes élicoïdales pour une production électrique alternative sur nos quais venteux, tiens! Et encore moins d'une éco-taxe imposée aux 4X4 à chaque entrée en centre ville, de la gratuité d'espaces vélos dans les parkings sous-terrains, du développement du ferroutage... que sais-je encore.
Pour la culture, c'est encore mieux que mieux, deux actions: la construction d'un Zénith au Lac (va falloir le remplir et le rentabiliser le machin), celle d'un centre culturel d'un "nouveau type" à la Base sous Marine (mais de quoi donc qu'est-ce que c'est, je croyais qu'il y en avait déjà un là-bas) et d'une "maison d'artistes" (pas de détails, on se comprend entre gens intelligents). Et puis au-delà de cette fougueuse inventivité, plein régime pour tenter de décrocher le budget en millions d'euros alloué à la Capitale Européenne de la Culture, soit la perspective de détournement de fonds trés culturels avec plein de bulles de champagne le soir dans les salons de la mairie, pour ça on peut leur faire confiance.
Ah, j'ai failli pas voir, un petit tiret a été sacrifié pour rajouter la volonté de "développer le formidable potentiel de nos associations, compagnies théâtrales, artistes plasticiens" (non pas encore Jofo?!?) et blablabla... blabla. Ca va pas être facile avec la politique nationale de la culture d'un Ministère qui a sans concertation et sans avis de passage supprimé les budgets de centaines de structures.
Mais en même temps, je m'en fous. Etant donné le No man's land cuturel de cette ville depuis des décennies, la disparition de ces gens grassement subventionnés, dont les "actions culturelles de soutien et de diffusion" sont aussi concrètes que la baisse du chômage, ne me fait ni chaud ni froid. Peut-être manqueront-ils à ceux qui font de la politique comme on fait la publicité d'un camembert.
Lapin Duracell pique des stylos pour ratifier le
traité de Lisbonne, compare sa femme à une locomotive, vante à ses candidats pour les municipales sa virilité réservée au soir de sa noce, pique des colères à la mesure de son gadin dans les
sondages et la presse se demande: fallait-il publier l'info du SMS?Pour élever sensiblement le niveau, je vous propose la lecture d'un article de Naomi Klein (No Logo) publié dans le Los Angeles Times le 28 janvier 2008 et retranscrit ici dans son intégralité en version française:
Pourquoi la droite aime un désastre.
Moody’s, une agence de notation de grandes entreprises en fonction du risque et de la valeur de leurs investissements, affirme que la réduction drastique des dépenses du programme de Social Security (le programme fédéral de retraites) est la clef pour résoudre les préoccupations économiques des États-Unis. De son côté, la National Association of Manufacturers, une organisation patronale, estime que la balle est dans le camp du gouvernement fédéral, qui devrait accepter la liste de nouvelles réductions d’impôts qu’elle lui propose. Pour le quotidien Investor’s Business Daily, la meilleure façon de stimuler l’économie serait de chercher du pétrole dans la réserve de faune nationale en Alaska.
Mais de toutes les manœuvres cyniques visant à faire passer des vols au profit des entreprises pour des mesures de relance économique, la palme doit être attribuée à celle que propose Lawrence B. Lindsey, ancien assistant du président Bush pour la politique économique et conseiller lors de la récession de 2001. Le plan de Lindsey consiste à résoudre la crise déclenchée par de mauvais prêts en offrant encore plus de crédits douteux. Ainsi, « l’une des choses les plus faciles à faire serait de permettre aux industriels et aux commerçants au détail » – notamment Wal-Mart – « d’ouvrir leurs propres institutions financières, leur permettant d’emprunter et de prêter de l’argent », écrit-il dans le Wall Street Journal.
Peu importe que de plus en plus d’Américains soient en défaut de paiement sur leur carte de crédit, pillent leurs propres plans de retraite et perdent leur maison. Si Lindsey était écouté, au lieu de perdre des ventes, Wal-Mart pourrait prêter de l’argent à ses clients pour qu’ils continuent à acheter, dans un circuit commercial duquel on ne sort pas.
Ce n’est pas un hasard si ce genre d’opportunisme ne nous est pas étranger. Depuis quatre ans, je fais une recherche sur une dimension peu connue de l’histoire économique : comment les crises ont ouvert la voie à la révolution économique que mène la droite à l’échelle planétaire. Une crise surgit, la panique se répand, les idéologues de droite s’engouffrent dans la brèche et remodèlent nos sociétés dans l’intérêt des grands acteurs du monde de l’entreprise. J’appelle cette manœuvre « le capitalisme du désastre » (disaster capitalism).
Parfois les désastres nationaux qui la rendent possible prennent la forme d’agressions physiques contre les États : guerres, attentats terroristes, désastres naturels. Le plus souvent il s’agit de crises économiques : spirales d’endettement, hyperinflation, chocs monétaires, récessions.
Il y a plus d’une décennie, l’économiste Dani Rodrik, qui enseignait alors à Columbia University, a étudié les circonstances dans lesquelles les gouvernements adoptaient des politiques de libre-échange. Le résultat de son enquête est frappant : « Aucun cas significatif de réforme du commerce dans un pays en développement n’a eu lieu dans les années 1980 en dehors d’un contexte de crise économique grave ». Les années 90 lui ont dramatiquement donné raison. En Russie, l’effondrement économique a préparé la voie à la privatisation des entreprises publiques, bradées à prix cassé. Plus tard, la crise asiatique (1997-1998) a exposé les « tigres asiatiques » à une frénésie de rachats d’entreprises par des capitaux étrangers, dans un processus que le New York Times a baptisé « les plus grandes soldes au monde ».
Bien sûr, les États désespérés font généralement ce qu’il faut pour obtenir un plan de secours. L’atmosphère de panique offre aux dirigeants politiques l’occasion de mener dans la hâte des changements radicaux qui, en d’autres circonstances, seraient trop impopulaires, tels que la privatisation de services essentiels, l’affaiblissement de la protection sociale des salariés, ou la signature d’accords de libre-échange. Lors d’une crise, on peut présenter débat public et procédures démocratiques comme un luxe qu’on ne peut s’offrir.
Les politiques néolibérales (free-market) présentées comme des remèdes d’urgence ont-elles vraiment pour effet de résoudre les crises qui surgissent ? Pour les idéologues qui promeuvent ces solutions, la question a peu d’importance. Ce qui compte, c’est que le « capitalisme du désastre » soit une tactique politique efficace. L’économiste Milton Friedman, chantre de la liberté du marché, a présenté cette stratégie de la plus claire des manières, dans la préface à la réédition de 1982 de son manifeste Capitalism and Freedom (Capitalisme et liberté) : « Seule une crise, réelle ou perçue, produit du vrai changement. Lorsque cette crise se produit, les actions entreprises dépendent des idées qui traînent dans la société. Voilà, je crois, notre vraie fonction : élaborer des alternatives aux politiques existantes, les maintenir en vie et disponibles jusqu’à ce que le politiquement impossible devienne politiquement inévitable ».
Une décennie plus tard, John Williamson, un important conseiller du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale (celui-là même qui a forgé l’expression « consensus de Washington »), est allé plus loin encore. Au cours d’une réunion de grands décideurs politiques, il s’est demandé « s’il n’y avait pas un sens à provoquer délibérément une crise afin d’enlever les obstacles politiques à la réforme ».
Plus souvent qu’à son tour, l’administration Bush administration a profité des crises pour écarter tout obstacle qui pourrait faire obstacle aux dispositifs les plus radicaux de son programme économique. Une récession (2001) a d’abord servi d’excuse à des baisses d’impôts généralisées. Plus tard, la « guerre contre le terrorisme » a inauguré une ère de privatisations sans précédent des fonctions militaires et sécuritaires. Après l’ouragan Katrina (2005), l’administration a multiplié les exonérations fiscales, fait reculer les acquis sociaux des salariés, fermé des logements sociaux et participé à la transformation de la Nouvelle Orléans en laboratoire pour les charter schools (écoles publiques gérées indépendamment des autorités scolaires publiques), tout cela au nom de la « reconstruction » après le désastre.
Étant donné ces précédents, les lobbyistes de Washington avaient toutes les raisons de penser que la crainte d’une récession allait permettre une nouvelle distribution de cadeaux aux entreprises. Et pourtant il semble que les Américains commencent à comprendre les tactiques du « capitalisme du désastre ». Bien sûr, le paquet de mesures, dont le montant s’élève à 150 milliards de dollars, que propose l’administration Bush pour relancer l’économie, n’est rien d’autre qu’un cadeau fiscal à peine déguisé, incluant une série de nouvelles « incitations » aux entreprises. Mais les Démocrates ont dit non à une tentative plus ambitieuse du Parti républicain de profiter de la crise pour rendre permanente les exonérations fiscales de Bush et s’en prendre à la sécurité sociale. Pour l’instant tout se passe comme si cette crise, provoquée par le refus obstiné de réglementer les marchés, ne saurait être « résolue » sans donner à Wall Street une nouvelle occasion de dilapider l’argent public.
Pourtant, tout en résistant (péniblement) à ces mesures, les Démocrates de la Chambre des représentants semblent avoir abandonné la lutte pour que l’augmentation des allocations de chômage, le financement du programme des bons d’alimentation pour les pauvres (food stamps) et le programme d’assurance Medicaid soient inclus au plan de relance. De plus ils ne parviennent absolument pas à utiliser la crise pour proposer des solutions alternatives à un statu quo marqué par des crises en série, qu’elles soient environnementales, sociales ou économiques.
Le problème n’est pas un manque d’idées « en vie et disponibles » comme le dit Friedman. Beaucoup sont disponibles, du système de santé garanti par l’État à des lois rendant obligatoire un « salaire décent » (living wage). Des milliers d’emplois pourraient être créés pour reconstruire l’infrastructure publique, vétuste, et la rendre plus compatible avec les réseaux de transport en commun et avec les énergies renouvelables. Des capitaux sont nécessaires pour démarrer ? Vous n’avez qu’à supprimer la niche fiscale (loophole) qui permet aux managers des grands fonds spéculatifs de ne payer que 15% d’impôts sur les gains de capital plutôt que 35% d’impôts sur le revenu ; ainsi qu’à adopter la taxe, proposée depuis longtemps, sur le commerce international des devises. Avantage supplémentaire : un marché moins volatile, moins exposé aux crises…
Notre manière de réagir aux crises est toujours hautement politique : c’est une leçon que les progressistes semblent avoir oublié. Il y a là une ironie historique : les crises ont ouvert la voie à certaines des politiques les plus progressistes de l’histoire des Etats-Unis. Après l’échec dramatique du marché en 1929, la gauche était préparée et n’attendait que de pouvoir mettre en œuvre ses idées : le plein emploi, les grands projets de travaux publics, les grandes campagnes de syndicalisation. Le système de Social Security que Moody’s a tellement envie de démanteler a été conçu comme réponse directe à la Dépression.
Chaque crise est aussi une opportunité, que quelqu’un exploitera. Mais la question qui nous est posée : les turbulences actuelles serviront-elles de prétexte pour transférer encore plus de richesses publiques dans des mains privées et effacer les derniers vestiges de l’Etat-Providence, au nom de la croissance économique ? Ou bien ce nouvel échec de marchés fonctionnant sans entrave sera-t-il l’élément déclencheur dont nous avons besoin pour ranimer l’esprit de l’intérêt public et chercher des solutions sérieuses aux crises de notre temps : les inégalités béantes, le réchauffement planétaire, la défaillance des infrastructures publiques ? Les capitalistes du désastre tiennent les rênes du gouvernement depuis trois décennies. Le moment est revenu de promouvoir un « progressisme du désastre ».
Traduction Jim Cohen et Haeringer pour Mouvements.
C'est bien connu, seuls les pauvres économisent. Et les pauvres hyper-actifs qui aiment les bonnes choses le font pour entre autre pouvoir s'offrir une machine qui pétrie, lève et cuit toute seule du bon pain moelleux, croustillant, tout chaud et beaucoup moins cher que chez le marchand. C'est que ce genre de machines demande un petit investissement non-négligeable. Il faut compter de 50 à 150€, cela varie beaucoup d'une marque, d'un format et d'un design à l'autre.
Pour bien choisir sa machine,
il faut d'abord savoir où vous allez pouvoir la ranger. La taille est le premier critère aprés le prix, vient ensuite la qualité des matériaux et le nombre de programmes proposés.
La première chose donc à connaitre pour pouvoir adapter à votre machine une recette différente des quatre misérables inscrites sur le livret fourni avec l'engin, c'est son taux d'hygrométrie. C'est trés facile, pas la peine d'être un surdoué des fractions, on se base sur la recette qui vous est donné du pain blanc et on fait une petite division:
Soit par exemple 270ml / 450g de farine = 0,6 soit 60%
Avec ce chiffre, vous avez la clé pour obtenir avec succés un pain de la recette de votre choix, et il en existe beaucoup.
Ce tableau qui regroupe les différentes quantités possibles de farine et donne en fonction du TH celle de l'eau correspondante peut donc être aussi trés pratique:
| Farine/TH | 50% | 52% | 54% | 56% | 58% | 60% | 62% | 64% | 66% | 68% | 70% |
| 1000g | 500 | 520 | 540 | 560 | 580 | 600 | 620 | 640 | 660 | 680 | 700 |
| 950g | 475 | 494 | 513 | 532 | 551 | 570 | 589 | 608 | 627 | 646 | 665 |
| 900g | 450 | 468 | 486 | 504 | 522 | 540 | 558 | 576 | 594 | 612 | 630 |
| 850g | 425 | 442 | 459 | 476 | 493 | 510 | 527 | 544 | 561 | 578 | 595 |
| 800g | 400 | 416 | 432 | 448 | 464 | 480 | 496 | 512 | 528 | 544 | 560 |
| 750g | 375 | 390 | 405 | 420 | 435 | 450 | 465 | 480 | 495 | 510 | 525 |
| 700g | 350 | 364 | 378 | 392 | 406 | 420 | 434 | 448 | 462 | 476 | 490 |
| 650g | 325 | 338 | 351 | 364 | 377 | 390 | 403 | 416 | 429 | 442 | 455 |
| 600g | 300 | 312 | 324 | 336 | 348 | 360 | 372 | 384 | 396 | 408 | 420 |
| 550g | 275 | 286 | 297 | 308 | 319 | 330 | 341 | 352 | 363 | 374 | 385 |
| 500g | 250 | 260 | 270 | 280 | 290 | 300 | 310 | 320 | 330 | 340 | 350 |
| 450g | 225 | 234 | 243 | 252 | 261 | 270 | 279 | 288 | 297 | 306 | 315 |
| 400g | 200 | 208 | 216 | 224 | 232 | 240 | 248 | 256 | 264 | 272 | 280 |
| 350g | 175 | 182 | 189 | 196 | 203 | 210 | 217 | 224 | 231 | 238 | 245 |
| 300g | 150 | 156 | 162 | 168 | 174 | 180 | 186 | 192 | 198 | 204 | 210 |
Premiers sites utiles découverts hier (liste susceptible donc d'évoluer):
Pour choisir une machine.
Pour faire son pain.
Et plein d'autres recettes.

Et si la gratuité de la musique permettait enfin de rémunérer les artistes de façon juste?
Le label Unknown Kebab Records relaie en détail ce pourquoi le fait d'acheter un CD produit par l'industrie du disque tue paradoxalement l'artiste qui en est l'auteur, et comment la gratuité et le don permettent au contraire de soutenir écologiquement et plus directement la création.
La concurrence, c'est bon, mangez-en!
Agnès Maillard sur le Monolecte dissèque de manière aquatique les conséquences de la libre concurrence non-faussée passée et à venir; assurément des bulles, du sang et des chairs déchiquetées dans le banc de harengs.
Un autre habitat est-il possible?
Raffa aborde le thème de l'auto-éco-habitation, de la nouvelle législation et des mesures repressives qui entraînent des procédure brutales, et vous donne le lien pour signer la pétition de soutien à des familles auto-suffisantes menacées d'expulsion.
Qu'est-ce que l'Art Contemporain?
Citation de Jean Monneret et définition sur le guEzenblOg dénonçant l'élitisme de l'Art d'Etat s'appliquant à écarter arbitrairement tout un pan de la création précisement contemporaine.
Est-ce grave docteur?
Pour finir sur une note chocolatée, apprenez de la Féecaustik que le Nutella ne constipe pas!
- - sans huile minérale
- - produits non-comédogènes*
- - sans colorant** de synthèse
- - sans matière d'origine animale
- - 80%*** en moyenne des ingrédients sont d’origine naturelle
- - tests d'efficacité sur produits finis effectués cliniquement sous contrôle dermatologique
- - tests in vitro réalisés sur actifs brevetés Nuxe par un laboratoire indépendant agréé par le ministère dont on se fout, tout le monde s'en fout!
Parce-que ça fait pas un peu beaucoup de petites nétoiles là?!?
Alors, qu'est-ce qu'elles signifient ces petites choses auxquelles personne ne fait vraiment attention?
- - produits non-comédogènes =>> pour les soins du visage (dommage...)
- - sans colorant de synthèse= >> excepté dans les produits de maquillage (oups!)
- - 80% en moyenne des ingrédients sont d’origine naturelle=>> composés acqueux et huileux (bigre, ça se complique)
Ca changerait-pas méchament la donne tout ça? Et dans ces conditions, qu'en est-il du reste de la composition?
Ben c'est facile, suffit de lire la tite nétiquette sous la boîboîte:
(Survolez les liens pour obtenir la nature de l'ingrédient et son rôle. Les autres sont vraisemblablement naturels)
Aqua, Diethylhexyl Succinate, Butylene Glycol, Dicaprylyl Maleate, Ticaprylyl Citrate, Methylsilsesquioxane, Yeast Extract, Cetyl Palmitate, Moringa Oleifera, Sodium Lactate Methylsilanol, Stearyl Heptanoate, Xylitol, Miel, Arachidyl Alcohol, Cetearyl Alcohol, Octyldodecanol, Caprylic/Capric Triglyceride, Corylus Avellana (huile de noisette), Dimethicone, Hydrogenated Palm Oil, Simmondsia Chinensis (huile de jojoba), Zinc Oxide, Glycerin, Sodium Stearate, Behenyl Alcohol, Propylene Glycol, Lecithin, Tocopherol, Phenoxyethanol, Arachidyl Glucoside, Cetearyl Glucoside, Cichorium Intybus (Chicorée), Avena Sativa (huile d’avoine), Camelia Sinensis, Cocos Nucifera, Glycine Soja, Lupinus Albus, Pisum Sativum (pois), Prunus Dulcis (amande douce), Robinia Pseudacacia, Xanthan Gum, Sodium Chloride, Methylparaben, Arnica Montana, Tocopheryl Acetate, Acrylates/C10-30 Alkyl Acrylate Crosspolymer, Retinyl Palmitate, Citrus Amara (orange amère), Chlorphenesin, Tetrasodium EDTA, Sodium Styrene/Acrylates Copolymer, Oryzanol, Butylparaben, Ethylparaben, Astragalus Gummifer, Sclerotium Gum, Tromethamine, Propylparaben, Isobutylparaben, Citrus Dulcis (orange), Daucus Carotta (huile de carotte), Pinus Sylvestris (huile de pin), Disodium EDTA.
Mmmmmh, miam, miam...
Bien! On sait maintenant, et celles
et ceux qui sont curieux, exigeants, vigilants et qui savent lire le savent depuis longtemps, cette marque Nuxe c'est de la pure foutaise. Mais non-contente de se foutre ouvertement de notre
tronche, voilà que cette firme met aujourd'hui en vente et sans aucun complexe des produits certifiés Ecocert, la ligne Bio Beauté, ou comment continuer à empoisonner d'un côté tout en surfant de
l'autre sur la belle vague du marché écolo.Impossible d'obtenir la composition INCI sur le siteweb de Nuxe et ceux de vente. Je me suis donc déplacée pour élucider la formule. A regarder de plus prés, il s'agit d'une série d'huiles dîtes de beauté aux vertues finissant toute par "ante" telle que raffermissante, hydratante, apaisante, démaquillante, clarifiante, arnaquante... euh non, enfin presque. Toutes renferment en moyenne pas moins de quatres huiles végétales, de macérats huileux et accessoirement de cinq à six extraits de plantes pour les parfumer (sic).
Labelisée Cosmébio, ce qui en passant n'est pas le meilleur des labels, cette ligne de produits vous propose donc des bouteilles et des emballages hyper-designés-trop-d'la-classe, des jolis mots dessus qui font rêver les incrédules, et dedans un empilage de composants mixés dont on ne sait plus lequel qui va vous faire du bien. Rajoutez un léger enrobage de conservateurs et voilà! Vous avez là un concept, bien plus qu'un vrai soin naturel et biologique, et pour la modique somme de 25€ (hihaaa!!!)
Quand on sait qu'une seule et bête huile de jojoba Bio à 8€ par exemple peut vous apporter davantage de bienfaits, pour quelle option finirez-vous par opter?
Ceci pour ne plus faire semblant d'être concerné par l'écologie mais pour la mettre en application, à la maison et aussi au travail. Rien ne manque, de la bannette en carton recyclé, du bloc notes en cartes routières, du sac en chanvre, du correcteur à base d'eau, du stylo bille en papier recyclé, du scotch à base végétale en passant par la vaisselle compostable et les produits d'entretien biodégradables jusqu'à l'agrafeuse sans agrafe.

